Partager l'article ! Un mort de plus sur le champ de bataille du commerce en centre-ville à Tourcoing: Au bord de l'éruption ! Les fermetures de commerces se m ...
Au bord de l'éruption ! Les fermetures de commerces se multiplient sur un périmètre de plus en plus restreint en centre-ville. .. Le paysage se modifie brutalement au point d'alarmer les plus optimistes... La crispation est à nouveau réelle. Risque d'asphyxie.
Le commerce est malade. L'irritabilité qui monte est l'expression de ce malaise, c'est humain...
Après les fermetures, …..voici la liquidation de …,12 dépôts de bilan, un départ à la retraite…
Un bref état des lieux qui traduit de nombreuses crispations.
Il s'agit d'un extrait d'un article paru dans la Voix du Nord dont voici encore quelques extraits édifiants :
A chaque réunion, nous questionnons la municipalité sur les futurs commerces d'Altaréa. On va à la pêche et nous n'arrivons à recevoir aucune info. Pourquoi ce mutisme ? ».
Un déficit de communication qui, ajouté à la crise, aux tensions dues aux travaux en centre-ville, aux problèmes de circulation et de stationnement... apparaît désormais plus comme un tsunami pour le commerce local que comme une goutte d'eau agaçante.
« On courbe le dos, les clients se raréfient » lâche la présidente de l'UC.
Des clients qui se raréfient, un euphémisme plutôt amer pour Dominique Mallet, gérant de Chaussures Dominique, place de la mairie.
Le commerçant présent à Tourcoing depuis 1987 a mis son magasin en liquidation totale avant fermeture définitive. Pour lui, pas d'autre issue, avec une perte de chiffre d'affaires d'un tiers en un an et demi. « C'est normal, avec le manque de parkings et les travaux, qu'est-ce que vous voulez que les gens fassent ? On va dire qu'on a perdu toute notre clientèle de la Vallée de la Lys. ».
A-t-il envisagé une aide, des conseils ?
Pour une aide, la procédure est trop longue... Quand vous êtes malade, les médicaments, c'est tout de suite qu'il vous les faut, pas après la guérison. Et ces fameux travaux, le rendent-il amer ? Même pas. « C'est la vie, lance-t-il, fataliste. D'ici un an et demi, ça ira mieux. Ces travaux étaient plus que nécessaires. Le problème, c'est qu'on les fait partout en même temps. » « Il n'y a pas que notre magasin qui trinque. Les commerçants du centre sont aux abois. Vous ne pouvez pas bosser que pour payer des charges, de la TVA, les marchandises... il faut aussi en vivre. »
Son commerce, où travaillent aussi une employée et son épouse, fermera ses portes à la fin juin. Lui se reconvertira en agent commercial dans la représentation. Il n'en veut à personne et garde le moral dans l'adversité. « Il faut avancer dans la vie, pas reculer. Après la tempête, vient toujours le soleil... pour les rescapés !!!