Décidément l'approche des municipales de 2008 commence à déchainer les passions et l'on trouve des choses bien amusantes sur le Net à la façon du Petit
Rapporteur de Jacques Martin. Le plus drôle c'est que, souvent, il y a comme un air de Clochemerle dans ces satyres. A vous de juger !
Un amateur de romans policiers, observateur des mœurs politiques d'une certaine cité s'est amusé à chroniquer les épisodes du feuilleton « Coups
bas où vous savez», en utilisant les titres de la populaire Série Noire, qui restent d'une criante actualité.
« Du rififi à Paname », oui, mais pas seulement, « ma tête à couper », cela existe aussi dans l'Est
parisien.
Rappelez-vous, c'était il y a quelques années. «L'ami des cœurs », « le nouveau Roméo », « la
crème des hommes » poussait « la chansonnette » et proposait « la bonne tisane », « un traitement de
choc » à notre cité. J'ai « tout pour plaire », « suivez-moi jeune homme », on est « tous des
frères », « fais moi confiance » (et hop encore « une mignonne dans le filet »), « vous
pigez », avec moi ce sera « la belle vie ». « Qui dit mieux ? » affirma d' «un petit air
innocent », « un candidat de choc », « gonflé à bloc », avec «la fringale » du pouvoir et
« un sacré culot ».
Bref, un programme « dans du coton »et un peu « faux jeton ».
Alors, « aux urnes les ploucs ! », « suivez le convoi » !
« La divine surprise » ! «La pêche au vif » a payé et « le bluffeur »a gagné
« à l'arraché ».
En réalité comme va le démontrer la suite, c'est « une erreur d'aiguillage », il y a « les loups dans la
bergerie ». Une « histoire de fou » va commencer. « En toute innocence », les électeurs se sont fait
avoir « à quatre pattes dans les Carpates » et n'ont pas vu le « sac à malices ». Après « pétards et
flonflons », « il pleut des coups durs » et nous aurons « une tartine de déconfitures » et des « peaux de
bananes ».« Le roi des mirmidous » et « la clique » veulent jouer à « pigeon
vole », « un jeu de fourbes ».
« Aux armes mégalos ! », notre ville sera « chico, banco, bobo ». «Ni vu, ni
connu », « Faut pas avoir honte ! », mon ami, « je te plumerai », tu vas passer « à la
casserole ».Tout cela est « strictement confidentiel », mais avec une majorité absolue ce sera « du gâteau ».
Les prix de l'immobilier montent, « la mare aux crocodiles » se remplit, alors, que ne ferait on « pour l'amour de
l'or » ?
Après « la fournaise » de 2003, « bas les masques », voici venu «le temps des
charlatans », qui n'est «pas moral pour des sous ».L'opération « main pleine » commence.
« Le condor », qui a « l'ivresse des dieux » et « un job en or », pense avoir
« carte blanche », alors que « la confiance règne ».
« Un été trouble », « un été glacé » arrive.
« Quand la ville dort », « quand rôdent les squales » et alors que le « festin de
crabes »a commencé « au son des fifrelins », « à la déloyale »et « stupéfiant » ses électeurs,
faisant ainsi preuve de « haute infidélité », « je suis un sournois » leur fait « la prise du
boa ».Le « dépeçage en ville » est bien entamé mais continuons à la mettre « en coupe réglée ». «Dormez
pigeons », maintenant je veux « la grande arpente des champs d'en bas », alors sous « un coup de chaleur » je demande la
création d'une ZAC.
Et oui ma cité tu es « la reine des pommes », tu t'es fait avoir « jusqu'à la gauche » par « la
main de velours ». Tu n'as pas vu « les crocs de l'agneau » qui, écoutant « la musique des circonstances », « on est comme
on est », veut « question d'heures », faire « la culbute ». « ô dingos, ô châteaux ! ».
« Le chercheur d'or dort », mais c'est « la jungle du jonc » et cette zone bien située, c'est « le magot » assuré,
« la poule aux œufs d'or ». « Sacrés lascars » ! L' « arnaq'blues » vous
connaissez ?
Mais « le pigeon d'argile », « le cave se rebiffe » et crée une association de défense du
quartier. « Touchez pas au grisbi », « alerte ! »
Pendant ce temps, « au rendez-vous des tordus », on joue « chausse trappe à Salan Gap » et on trouve
« un mercenaire à tout faire », « un traître sur mesure », pour noyauter l’association et faire un « mic-mac
maison ».
Parce que la loi l'y oblige, « l'indégommable », organise une réunion dite de concertation. « Tout feu, tout
flamme », il pense en ce moment c'est « le grand sommeil », « la ronflette », il y aura « trois tondus et un
pelé », c'est « in ze pocket », on va faire « un coup fumant », les mettre « au pied du mur », se
faire « un colis d'oseille ».S'il y a « un tout seul » qui me pose des questions, pense t-il, je lui répondrai « au
pifomètre » « trop petit mon ami », lui en faisant voir « de toutes les couleurs ».
Le jour venu, « un mardi gris », chez « le pigeon du faubourg », il n'y a pas « de quoi se
marrer » et on se dit « t'endors pas », « ce soir on sort ! »
« Charmante soirée » en effet. « Tout le monde sont là ».
Fini « le coup tordu » pense « le rapace », « l'homme qui rit jaune ». On
se fait « un sang d'encre », «un petit coup de vinaigre », on craint les « débordements », qu'ils nous tombent
dessus « à bras raccourcis », alors « tu viens Shérif » et finalement « la chose est dans le sac ».
« Les innocents aux mains sales » entrent précédés de « trois gorilles ». Puis « le diable est ses pompes »
expliquent leur projet d'expropriation à « la hache ». Dans la salle on sent bien qu'il y a « entourloupe dans l'azimut » et c'est le
« tohu-bohu ».
« L'embrumé » de service, « un homme à vendre » aimant « les petites coupures »,
vocifère « du feu dans les naseaux » : « à la trappe, les nababs » qui ont un pavillon !
Dans la salle, « survoltage ». « Attention, freins puissants ». Alors chez « les
congelés », on la joue « au sentiment », comme dans un « télé-mélo », ce projet bien sûr, c'est « dans l'intérêt
des familles » et on voudrait voler « dans les plumes » de « l'indésirable » qui répond « et ta sœur ! » ou
d' «un homme à rectifier » qui interrogeant sur le financement du projet dit vous avez du « fric en vrac » ? On l'envoie alors
« sur les roses », « n'y mettez pas votre nez !»
Avec cette opposition, « tête de lard » n'a pas « un poil de sec», est assis sur « un bouquet de
chardons » et répond par « cent mètres de silence » aux questions qu'il n'aurait pas fallu poser. Visiblement il y a « le feu quelque
part », il a « le poil roussi » et visiblement un « passage à vide ». Alors « on liquide »,
« tout le monde descend » et pour se consoler, « on fait la bombe ». Ce soir, c'est pas nous qui payons, c'est « fantasia chez
les ploucs », allez c'est « la tournée du patron », on va s'envoyer « un coup de raide » qu'on a pas oublié de faire mettre
« à tenir au frais ».
Chez les pigeons, « les déboussolés », qui sortent, allez « défoulons-nous », « tous des
vendus », « alerte au dingue ! », « tous à l'égout », puis finalement, « ne nous énervons
pas », allons faire « dodo », la nuit porte conseil !
Chez « les requins et les coquins », on n'est pas à quelques « fredaines » près?
Celà encourage-t-il à faire de la politique ?